Crise des SCPI : Vendre ou attendre ?

Malgré les défis actuels du marché immobilier d’entreprises, les SCPI offrent des perspectives prometteuses et invitent à la patience plutôt qu‘à la vente précipitée.

Les marchés immobiliers traversent une période compliquée. Toutefois, pour les investisseurs avertis, cette crise peut être l’occasion de saisir de réelles opportunités de placements. C’est le cas des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) qui, malgré une certaine tension sur le marché, restent un investissement de choix pour ceux qui savent patienter.

Le marché des SCPI est en tension

Le monde des SCPI n’est pas épargné par la crise qui secoue le secteur immobilier. Les indicateurs sont au rouge : baisse du volume de collecte, dépréciation des parts pour certaines SCPI et durcissement des conditions de crédit immobilier. C’est un fait, le secteur des SCPI subit de plein fouet les conséquences de la crise économique.

Selon l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim), la collecte nette des SCPI a atteint 4,1 milliards d’euros au premier semestre de cette année, soit un recul de 23% par rapport à la même période en 2022. Les raisons de cette baisse sont multiples : les investisseurs sont plus frileux, les banques ont durci leurs conditions d’octroi de crédits immobiliers et l’inflation persistante a provoqué une hausse significative des taux d’intérêt. De plus, le volume de ventes de biens immobiliers d’entreprises baisse depuis le début de l’année. Résultat : le marché des SCPI est bel et bien en tension.

La valeur des parts baisse pour certaines SCPI et augmente pour d’autres

Dans ce contexte, la valeur des parts de certaines SCPI a connu une baisse significative. C’est le cas notamment des SCPI orientées essentiellement vers le marché des bureaux. Cependant, toutes les SCPI ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines d’entre elles voient même la valeur de leurs parts augmenter. C’est le cas par exemple des SCPI diversifiées qui investissent dans des secteurs variés comme les commerces, les bureaux ou les entrepôts.

Il est donc important de rappeler qu’une réduction du prix des parts d’une SCPI engendre inévitablement une augmentation du taux de distribution. En clair, la dépréciation des actifs couplée aux loyers entrants génère une augmentation du rendement. Cela permet à la SCPI de servir une meilleure performance l’année suivante.

Si vos parts de SCPI baissent, faut-il les vendre tout de suite?

La question se pose pour tous les investisseurs en SCPI. Faut-il céder à la panique et vendre ses parts dès que leur valeur baisse? Pas si sûr. En effet, la panique est rarement une bonne conseillère en matière de choix financiers. Si vos parts de SCPI sont dépréciées, vous essuierez une perte en les vendant. Il est donc recommandé de garder son sang froid et de laisser le temps aux SCPI de revoir leur stratégie.

D’autre part, même si la valeur de vos parts a baissé, cela ne signifie pas nécessairement que la rémunération de la SCPI est affectée. Ainsi, en 2023, les rendements des SCPI devraient approcher leurs niveaux de 2022, soit 4,53 % en moyenne, selon l’Aspim. Car, n’oublions pas, l’inflation forte est une bonne nouvelle pour les SCPI : les revenus locatifs augmentent, puisqu’ils sont indexés sur l’inflation. De plus, les SCPI investissent souvent à crédit, profitant ainsi de l’effet de levier du crédit immobilier.

En résumé, la crise actuelle sur le marché des SCPI n’est pas une fatalité. Au contraire, elle peut représenter une opportunité pour les investisseurs patients et avertis. Ces derniers pourraient donc tirer leur épingle du jeu en gardant leur sang-froid et en restant à l’écoute des évolutions du marché.

Les SCPI en assurance vie : une alternative séduisante en temps de crise immobilière

L’assurance vie reste l’un des placements préférés des Français, et pour cause, elle offre une fiscalité avantageuse et une grande flexibilité dans la gestion de son épargne. Alors que les fonds en euros classiques ne rapportent plus grand-chose, de plus en plus d’épargnants se tournent vers les contrats d’assurance vie en unités de compte, et notamment vers ceux intégrant des parts de SCPI.

En période de crise immobilière, les SCPI en assurance vie peuvent en effet se révéler particulièrement intéressantes. Elles permettent d’investir indirectement dans l’immobilier, appelé aussi pierre papier, sans avoir à gérer les contraintes d’un bien en direct. De plus, la diversification du patrimoine immobilier de la SCPI en fait un placement moins risqué qu’un bien immobilier détenu en direct.

Amundi Immobilier, comme d’autres sociétés de gestion, propose des SCPI en assurance vie. La société de gestion sélectionne les biens immobiliers et gère le parc immobilier au nom des investisseurs. Le prix des parts SCPI reste accessible et le rendement peut être intéressant, surtout quand le marché immobilier est en tension.

Investir dans des parts de SCPI via l’assurance vie présente plusieurs avantages : la liquidité est meilleure, les frais de gestion sont généralement plus bas et la fiscalité est plus douce. Attention toutefois, comme pour tout investissement, les performances passées ne préjugent pas des performances futures et il est donc important de bien se renseigner avant de se lancer.

Anticiper les tendances du marché immobilier pour optimiser son investissement en SCPI

Dans un contexte de crise immobilière, il est essentiel de suivre de près les évolutions du marché pour prendre les bonnes décisions. Si le prix des parts de certaines SCPI est en baisse, ce n’est pas le cas de toutes. En effet, plusieurs facteurs entrent en jeu dans l’évolution du prix des parts SCPI : la santé des marchés immobiliers sur lesquels la SCPI est investie, la qualité de la gestion, la demande des investisseurs, etc.

L’analyse des tendances du marché immobilier peut permettre d’anticiper certaines évolutions. Par exemple, la digitalisation du travail pourrait renforcer la demande pour des espaces de coworking, tandis que la transition écologique pourrait favoriser les immeubles écoresponsables. Les sociétés de gestion qui anticipent ces tendances et investissent en conséquence pourraient donc voir le prix de leurs parts SCPI augmenter.

Il est donc important de bien choisir sa SCPI en fonction de son profil d’investisseur et de ses objectifs. Pour cela, il peut être utile de se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine qui saura orienter l’investisseur vers les SCPI adaptées à sa situation.

La crise actuelle sur le marché immobilier impacte les SCPI, mais elle offre également des opportunités. Vendre ses parts SCPI au premier signe de baisse de prix n’est pas forcément la meilleure stratégie. La patience et une bonne appréhension des tendances du marché peuvent permettre de tirer profit de cet investissement sur le long terme.

De plus, l’option d’une assurance vie en SCPI peut être une alternative intéressante, offrant une diversification du portefeuille et une fiscalité avantageuse. Cependant, il est recommandé de bien se renseigner avant de se lancer, et si nécessaire, de se faire accompagner par un professionnel.

Enfin, les investisseurs doivent garder à l’esprit que le rendement des SCPI, bien qu’attrayant, ne doit pas être le seul critère de choix. En effet, la qualité de la gestion, la solidité de la société de gestion, l’adéquation avec les objectifs patrimoniaux et la capacité à anticiper les tendances du marché immobilier sont autant d’éléments à prendre en compte.

En somme, malgré les turbulences actuelles, les SCPI sont loin de perdre leur éclat et demeurent une option de placement immobilier à considérer.